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Accueil du site > Thèmes de recherche > ATLAS > Activités > Le détecteur à pixels > IBL, une nouvelle couche de pixels

IBL, une nouvelle couche de pixels

Le projet IBL (Insertable B-Layer) a consisté à insérer une nouvelle couche de Pixel en 2014 à un plus petit rayon que le détecteur Pixel installé pour le démarrage de l’expérience. Ce fut le premier projet du LAPP sur la technologie Pixel et l’équipe ATLAS du LAPP s’est fortement impliquée en prenant plusieurs responsabilités qu’elle a remplies avec succès.

Le rôle principal de l’IBL est d’améliorer l’étiquetage des saveurs des jets, en particulier pour ceux initiés par des quarks b. Malgré un environnement dégradé par l’augmentation du nombre d’événements d’empilement, le taux de réjection des jets non-b a été amélioré d’un facteur 4 grâce à l’IBL pour une même efficacité de sélection des jets b.

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Le groupe ATLAS au LAPP a tout d’abord eu la charge de la distribution de CO2 diphasique depuis l’usine centrale jusqu’à chacune des 14 échelles de l’IBL. C’était la première fois qu’un tel système de distribution se faisait à grande échelle. Divers composants miniaturisés (raccord titane, isolateur céramique) ont été développé, qualifié et installé sur les lignes de distributions de refroidissement et connectés aux échelles.

Une autre ligne de développement a été la création de connecteurs électriques miniaturisés et robustes pour amener la puissance électrique sur le détecteur IBL. Pour ces deux activités, les phases de R&D et de production se sont faits en collaboration avec des industriels et d’autres laboratoires de la collaboration (CERN, LPSC, Genève, LPNHE, CPPM). L’installation de ces équipements dans la caverne s’est faite à l’été 2014. Ces composants qui sont critiques pour le bon fonctionnement du détecteur remplissent leur cahier des charges depuis leur démarrage et fonctionneront jusqu’en 2023.

Une autre responsabilité a été l’intégration de la géométrie du détecteur IBL dans l’infrastructure de simulation d’ATLAS. Une description précise des éléments du détecteur est nécessaire pour minimiser les incertitudes systématiques dans l’étiquetage des jets b. Après une phase de collecte des plans de fabrication auprès des constructeurs du détecteur (support mécanique, services électriques), les éléments ont été entré dans le software ATLAS puis validé en estimant la répartition de la quantité de matière dans le détecteur IBL à partir des déviations des particules chargées le traversant.

Vidéo de l’insertion de l’IBL dans ATLAS par ici ! (en bas de la page)

Et pour les curieux, voici comment se déroule une journée de travail dans la caverne ATLAS au CERN.